Archive pour oct  

numérique

Cette semaine sortaient sur le marché les premiers vrais livres numériques grand public. Avec les commentaires qui vont avec. Les plus véhéments y allaient de leur couplet plan-plan : “oui, moi, j’adore les vrais livres, pour le contact, l’odeur, les pages….”. Bon. Moi, je lis tous les soirs, au moins trois pages. Petite gymnastique qui me permet de dormir serein. j’ai donc un vrai rapport avec les livres. Et je me pose la question: Depuis combien de temps n’ai-je pas ouvert un dico ? Non pas que je ne sois plus intéressé par le sens des mots, mais tout simplement parce qu’Internet à remplacé mon dico. Fini les volumes de 15 kgs, bonjour la recherche en ligne. N’en déplaise aux grincheux bobo-rétrogrades, et sans vouloir me faire plus techno-radical que je ne le suis, je trouve que les livres numériques sont tout simplement géniaux. Si je peux virer tout mes vieux bouquins qui occupent un pan entier de mur chez moi, je ne vais pas me plaindre. Si je peux partir en vacances à l’étranger et pouvoir embarquer la totale de Crichton, en langue de Molière, je dis bravo.

Ceux qui se plaignent aujourd’hui de l’E-book sont les enfants de ceux qui se plaignaient il y a 20 ans du remplacement des casettes par les CDs, eux mêmes les enfants de ceux qui pestaient du remplacements des vinyles par les cassettes…

On jette aujourd’hui la pierre au modernisme forcené, alors que Gutenberg était un apôtre du progrès. Il est de bon ton, en France, de cultiver sa petite différence culturelle, au mépris de la réalité des faits, de l’évidence économique et de l’inéluctabilité de l’évolution. Ce petit coté béret/calandos/pinard que l’on traine comme un boulet hors de nos frontières. Et puis, ce débat nous ramène à celui sur la télé, du rock et de l’ordinateur…Ils ont pourtant gagné….

Je vous laisse tout de même cette petite adresse, qui vous montrera que les plus gros lecteurs sont aussi ceux qui se servent le plus assidûment des outils modernes (oui, bon, aussi à cause de leur statut social…). Etonnant, non?

PS: Je vous aurait bien mis un lien vers le reportage des infos de France2, traitant de la sortie du Kindle d’Amazon, et sur l’avis démoralisant de mes compatriotes, mais les pages d’infos sont toutes vérolées par une page de pub obligatoire avant chaque sujet. Sont pas fous, ceux-là. C’est à se demander si, en France aujourd’hui, on accepte pas plus vite la publicité que le progrès…Où est le choix, dans tout ça?

Batman

Grâce à nos récents achats chez Vertice (deux cartes Geforce 260), nous avons pu avoir gratuitement le jeu Batman Arkham Asylum, via Steam. Et ben, là, tout de suite, je dis Woaaaaaooooooooooo. Ce jeu est juste énorme. Il combine agréablement action purement console et jeu d’aventure. Autant le dire, il est, à mon avis le digne successeur de Bioshock, tant au niveau du graphisme, tout juste somptueux, que du gameplay. Il en partage également le décidemment très bon Unreal Engine (toujours bien employé, puisqu’il est aussi dessous Gears of War…). Un superbe bonne suprise pour moi, qui ne suis d’habitude pas trop tenté par les jeux à licence. Des modélisations énormes, des environnements divins, une direction artistique inspirée, des animations géniales, des très bonnes heures de jeu assurées par Eidos. Bravo.

batman-arkham-asylum

Un lien pas si inutile

Non,  il ne m’arrive jamais de faire un random sur ce site avant de répondre à un mail ou au téléphone à une personne que je ne connais pas physiquement. Non, je ne vous recommande pas chaudement d’essayer par vous même. Moi, je ne fournis que l’adresse :

C’est ici.

Nouvelle vidéo…

…et franchement, c’est pas rassurant :

http://www.clubic.com/actualite-305798-video-splinter-cell-conviction.html

On y voit Sam Fisher dézinguer du vil terroriste keupon lors de combat de catch amateurs. Le commentaire s’extasie devant la sticky cam qui existe pourtant depuis belle lurette…De bonnes idées cependant comme l’affichage des objectifs sur les murs. Ok, ca n’apporte rien au jeu, mais c’est classe pour la direction artistique. Par contre, le fantôme qui représente la dernière position connue de Sam Fisher, hohoho, comment je trouve ça nul…Cela n’apporte rien au gameplay (il suffit de regarder vers où sont pointées les armes des bad guys pour voir où ils s’imaginent  notre position), c’est nul en terme de réalisme (oui, les fantômes, ça n’existe pas, heuu, enfin, je crois…), ca bouffe de la ressource pour rien.

Bon, si on ajoute à ceci le ciblage automatique des cibles (très, voire trop, casual, si vous voulez mon avis) et le fait que l’on se retrouve encore dans un rôle où il sera plus facile d’éviscérer des malpolis plutôt que de les contourner habilement, oui, je crains le pire. Encore un jeu consolisé. Ca en prend le chemin.

Electroniquement vôtre

Punaise, j’allume mon ampli guitare, je branche rien dessus et au bout de deux-trois minutes, lorsque les lampes sont  chaudes, j’ai comme un bruit qui apparait. Non, pas le bruit de fond des lampes (le bon veux mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm), non, une espèce de chouinement. Volume de sortie à 0, en plus. Après une réponse sympa sur le forum de zikinf, qui diagnostique un souci avec une lampe, je prends mon courage à deux mains, mon cousin, et me voilà parti dans le démontage du panneau arrière du pauvre vieux Valveking.

Démontage en priorité des trois lampes du préampli. Ok, rien de cramé, je vérifie tout. Well well well, sur trois lampes, trois marques différentes. pas terrible, ça. Bon, je remonte les lampes, je branche, j’allume, j’attends…j’attends…j’attends encore… PLUS de bruits suspect. Mince alors. Bon, je vais tout de même me commander un set complet de lampes Mesa boogie, pour avoir un jeu complet uniforme.

D’ailleurs, un petit lien pour tout ceux qui voudrait savoir à quoi correspond telle ou telle marque de lampes (sachant que les lampes de préampli sont les plus importantes, puisqu’elles conditionnent le son, contrairement aux lampes de puissance, qui ne font qu’amplifier le signal).

Word Magnetic

Rhooo, hier soir, sur canal, diffusion du concert de Metallica, à Nimes, le 7/7 de cette année. Nom de dieu, je suis bluffé. Moi, je les avais vu en 91/92 pour les monsters of rock. Bon, c’était pas super carré, c’était assez crade au niveau du son, mais on les pardonnait parce que c’était Metallica. (Mais après Queensreich, au pur niveau musical…hum, soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien). j’ai même le DVD de leur concert pour reload, je crois, au texas. Bon, pareil, tout n’était pas vraiment maîtrisé.

Mais cette année, comment dire… On sent qu’ils sont enfin devenu le groupe pro que l’on attendait. C’est carré, propre, pas improvisé, sobre, classe. Le son était dément, super bien équilibré, on entendait distinctement chaque instrument, la réalisation vidéo super bien faite… Non, vraiment trop classe. Ils ont muris, sont devenus pros et c’est enfin le groupe live qui fait aussi bien que sur album.

Une preview ici.

L’aigle de la route

Ce matin, au volant, coincé dans les embouteillages matinaux, quotidiens et toulousains, observant horizontalement le comportement passablement névrotique de mes contemporains, je me remémorais en moi-même cette admirable citation de l’excellent film “Ford Fairlane, détective rocker”, genre de sous-tontons flingueurs en version US. Ca disait ceci:

“Mon Dieu, tellement de connards et si peu de cartouches”

J’aurais pu vous parler de ce film, qui est au protnawak filmé ce que les tenons sont à la mortaise, j’aurai pu vous décrire par le menu toutes les facettes de cette œuvre majeure du Septième Art américain, de ses répliques aussi cinglantes que perverses. Mais non, je m’adresse à toi, Kevin, qui roulait en Seat Ibiza (ca te rappelle sans doute tes vacances), aussi bien à gauche qu’à droite, vu le nombre de dépassements multi-directionnels, voire multi-dimensionnels, que tu effectuais ce matin, vers 7h45, au beau milieu de nous, les gens, qui tachons de rester en vie au mépris de ton emploi du temps sans doute surchargé. A un moment, j’ai même cru que tu allais tester les lois border-line de la physique quantique, tant ton carrosse fut proche d’occuper le même espace –temps que le mien.

Et je te dis ceci : dans ta bêtise, que d’aucuns qualifieraient de crasse, tu as eu le mérite de me remémorer ce génial  chef-d’œuvre que même Yannick Dahan ne saurait réprouver. Non, je n’irais pas jusqu’à te remercier  pour avoir un QI de pétoncle (encore que celui-ci soit mesurable, à priori…). Faut pas pousser non plus. Un conseil, par contre. Evite les poids-lourds. La physique quantique ne pourra pas t’aider en cas de violation de l’espace-temps d’un 38t . Et puis, à mon avis, le chat de Shrödinguer est mort…Laisse tomber.

Un grand moment de presque-cinéma ici.

 

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J’arrive pas à m’y faire

J’ai bien essayé pendant deux semaines, mais je n’arrive pas à m’habituer à Google Chrome. Déjà, je le trouve assez moche et pas intégré à mon système, mais bon, les goûts et les couleurs… Non, le vrai problème, c’est qu’au niveau de l’ergonomie, c’est du grand portnawak. Par exemple, les tabulations au dessus de la barre d’adresse. Si c’est pas anti-ergonomie, ça… Bon, ensuite, au niveau des fonctionnalités, moi, je suis un grand fan des accélérateurs d’IE 8. Je trouve ça juste terrible de pouvoir lancer Google Maps, juste en surlignant l’adresse. Bon. Pareil pour la preview active des onglets ouverts, juste par un bouton. Je peux pas m’en passer. C’est con, mais ça manque.On me dit que Google Chrome est rapide. Sans doute. J’ai pas de chronomètre qui fasse du centième de seconde, là, avec moi, alors, j’ai pas pu tester.

Donc, zou, retour sous IE. Il est bien avec ses pantoufles, papi.

La légion meurt…

…mais ne se rend pas.

Je parle de ceci.

Et il ont raison, les bougres, d’autant plus qu’ils sont loin d’être morts, en fait. J’en connais qui ont bien du souci à se faire (non, ne suivez pas mon regard).On ne décapite pas si aisément un vieux soldat…

Graph intéressant…

..sur le cycle de vie d’un produit comme NOVA, par exemple. Si tout n’est pas forcement vrai (comme le fait que le nombre de features nuit au plaisir de l’utilisateur…), cela laisse à méditer. Amusant, en tout cas

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Source

Herbert

Punaise, 4 POCs sur les bras, j’ai un peu de mal à avoir le temps de blogger, en ce moment… Bon, juste pour vous donnez mon sentiment  sur la préquelle à Dune (de Franck Herbert), Le Jihad Butlérien.

On admettra d’emblée que Brian Herbert (fils de), n’est pas son père, notamment, au niveau du talent d’écrivain. Il faut dire que d’avoir un père pareil, ça doit un peu générer des complexes. Je vais donc passer sur la nette baisse au niveau de la langue pure pour m’attacher à l’intrigue, l’histoire de ce fabuleux combat contre les machines pensantes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les fans du cycle de Dune sont les mêmes que les fans de Star Wars, par exemple (oui, vraiment les mêmes, au sens identité du mot). Moi, j’avais une image très marquée, mais relativement indéfinie du Jihad Butlérien qui remontait à ma première lecture du cycle de Dune. Un peu comme dans Star Wars 4, lorsque Ben en Luke évoque la Guerre Noire (qui va devenir la Guerre des Clones). Bon. Et là, paf, Brian Herbert nous soumet une version, qui, pour ma part, ne correspond absolument pas à ce que je me représentais. Du coup, j’ai pas adhéré. Du coup, j’ai subi l’œuvre. Du coup, j’ai pas eu du vrai plaisir à lire ces trois bouquins.

Certaines ficelles sont risibles (Un Atréide-transformer qui se prend pour le roi des golgoths et qui s’appelle Agamemnon… Pfouuu, j’aurais vu mieux pour justifier le fait que la lignée des Atréides remonte à Agamemnon), certaines très bien trouvées (La bataille du Pont des Hrehtgirs, est vraiment une très bonne trouvaille). Le bannissement du champ de bataille des Harkonnens est très bien, aussi.

Mais, on passe à coté de tellement de choses qui aurait pu être démentielles, comme le fabuleux Seurat ou encore Chirox, des machines alliées aux humains, ou presque. Et on passe à coté pour de mauvaises raisons: les répétitions. En effet, au début de chaque chapitre, l’auteur nous inflige un petit rappel de ce qui s’est passé dans les chapitres précédents…C’EST LOURD! Et puis, fini les intrigues dans les intrigues qui cachent des intrigues,, tout est direct, sans fond et relativement insipide.

La fin est bâclée au profit de l’action, alors qu’il y avait des tas de choses à dire sur la constitution de la CHOM, de la Guilde spatiale ou encore de la Missionaria Protectiva. Je dirai même que ça sent un peu la fatigue ou la deadline.

Des personnages sont tirés du chapeau, mais n’apportent que peu ou  pas grand chose à l’ensemble de l’œuvre Pourquoi avoir choisit Ishmael, ce gros looser, plutôt que d’avoir monté en épingle l’épique Selim?). En fait, cela manque de finesse, d’étude et de sérieux, sans jamais parvenir à vraiment revendiquer la parenté avec le cycle de Dune du père. D’ailleurs, lorsque Franck Herbert parlait de la guerre des machines, il ne parlait pas de robots au sens littéral, mais de “machines à l’esprit de l’homme semblables”. le raccourci est un peu grossier, je trouve.

Il est évidemment peu aisé de convertir des paraboles imagées en concepts à écrire. Brian Herbert s’est fracassé sur l’œuvre de son père.

PS: En me relisant, je me rends compte que ce post est complètement obscur pour tout ceux qui ne connaissent pas Dune. Je leur dis ceci: Pardon, mais vous devriez lire Dune.

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