Herbert

Punaise, 4 POCs sur les bras, j’ai un peu de mal à avoir le temps de blogger, en ce moment… Bon, juste pour vous donnez mon sentiment  sur la préquelle à Dune (de Franck Herbert), Le Jihad Butlérien.

On admettra d’emblée que Brian Herbert (fils de), n’est pas son père, notamment, au niveau du talent d’écrivain. Il faut dire que d’avoir un père pareil, ça doit un peu générer des complexes. Je vais donc passer sur la nette baisse au niveau de la langue pure pour m’attacher à l’intrigue, l’histoire de ce fabuleux combat contre les machines pensantes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les fans du cycle de Dune sont les mêmes que les fans de Star Wars, par exemple (oui, vraiment les mêmes, au sens identité du mot). Moi, j’avais une image très marquée, mais relativement indéfinie du Jihad Butlérien qui remontait à ma première lecture du cycle de Dune. Un peu comme dans Star Wars 4, lorsque Ben en Luke évoque la Guerre Noire (qui va devenir la Guerre des Clones). Bon. Et là, paf, Brian Herbert nous soumet une version, qui, pour ma part, ne correspond absolument pas à ce que je me représentais. Du coup, j’ai pas adhéré. Du coup, j’ai subi l’œuvre. Du coup, j’ai pas eu du vrai plaisir à lire ces trois bouquins.

Certaines ficelles sont risibles (Un Atréide-transformer qui se prend pour le roi des golgoths et qui s’appelle Agamemnon… Pfouuu, j’aurais vu mieux pour justifier le fait que la lignée des Atréides remonte à Agamemnon), certaines très bien trouvées (La bataille du Pont des Hrehtgirs, est vraiment une très bonne trouvaille). Le bannissement du champ de bataille des Harkonnens est très bien, aussi.

Mais, on passe à coté de tellement de choses qui aurait pu être démentielles, comme le fabuleux Seurat ou encore Chirox, des machines alliées aux humains, ou presque. Et on passe à coté pour de mauvaises raisons: les répétitions. En effet, au début de chaque chapitre, l’auteur nous inflige un petit rappel de ce qui s’est passé dans les chapitres précédents…C’EST LOURD! Et puis, fini les intrigues dans les intrigues qui cachent des intrigues,, tout est direct, sans fond et relativement insipide.

La fin est bâclée au profit de l’action, alors qu’il y avait des tas de choses à dire sur la constitution de la CHOM, de la Guilde spatiale ou encore de la Missionaria Protectiva. Je dirai même que ça sent un peu la fatigue ou la deadline.

Des personnages sont tirés du chapeau, mais n’apportent que peu ou  pas grand chose à l’ensemble de l’œuvre Pourquoi avoir choisit Ishmael, ce gros looser, plutôt que d’avoir monté en épingle l’épique Selim?). En fait, cela manque de finesse, d’étude et de sérieux, sans jamais parvenir à vraiment revendiquer la parenté avec le cycle de Dune du père. D’ailleurs, lorsque Franck Herbert parlait de la guerre des machines, il ne parlait pas de robots au sens littéral, mais de “machines à l’esprit de l’homme semblables”. le raccourci est un peu grossier, je trouve.

Il est évidemment peu aisé de convertir des paraboles imagées en concepts à écrire. Brian Herbert s’est fracassé sur l’œuvre de son père.

PS: En me relisant, je me rends compte que ce post est complètement obscur pour tout ceux qui ne connaissent pas Dune. Je leur dis ceci: Pardon, mais vous devriez lire Dune.

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