L’aigle de la route
Ce matin, au volant, coincé dans les embouteillages matinaux, quotidiens et toulousains, observant horizontalement le comportement passablement névrotique de mes contemporains, je me remémorais en moi-même cette admirable citation de l’excellent film “Ford Fairlane, détective rocker”, genre de sous-tontons flingueurs en version US. Ca disait ceci:
“Mon Dieu, tellement de connards et si peu de cartouches”
J’aurais pu vous parler de ce film, qui est au protnawak filmé ce que les tenons sont à la mortaise, j’aurai pu vous décrire par le menu toutes les facettes de cette œuvre majeure du Septième Art américain, de ses répliques aussi cinglantes que perverses. Mais non, je m’adresse à toi, Kevin, qui roulait en Seat Ibiza (ca te rappelle sans doute tes vacances), aussi bien à gauche qu’à droite, vu le nombre de dépassements multi-directionnels, voire multi-dimensionnels, que tu effectuais ce matin, vers 7h45, au beau milieu de nous, les gens, qui tachons de rester en vie au mépris de ton emploi du temps sans doute surchargé. A un moment, j’ai même cru que tu allais tester les lois border-line de la physique quantique, tant ton carrosse fut proche d’occuper le même espace –temps que le mien.
Et je te dis ceci : dans ta bêtise, que d’aucuns qualifieraient de crasse, tu as eu le mérite de me remémorer ce génial chef-d’œuvre que même Yannick Dahan ne saurait réprouver. Non, je n’irais pas jusqu’à te remercier pour avoir un QI de pétoncle (encore que celui-ci soit mesurable, à priori…). Faut pas pousser non plus. Un conseil, par contre. Evite les poids-lourds. La physique quantique ne pourra pas t’aider en cas de violation de l’espace-temps d’un 38t . Et puis, à mon avis, le chat de Shrödinguer est mort…Laisse tomber.
Un grand moment de presque-cinéma ici.