Le principe moisi des DLC.

Ca, pour soutirer du pognon, les nouveaux patrons des boîtes de jeu , plus souvent des gestionnaires que des passionnés, s’y entendent. Comme le souligne cet article, l’évolution de l’année sera le DLC.

L’avantage, pour les costards-cravate de ces géants de l’Entertainment, c’est de profitabiliser le marché de l’occasion, qu’ils ont bien tenté de faire disparaitre, mais ont du se faire violence à accepter. En effet, aujourd’hui, un jeu à une surface de portance commerciale de deux mois. Au bout de cette période, le jeu est considéré comme mort, au niveau du marketing. C’est aussi à ce moment là que le jeu commence à être massivement disponible en occase. Comment faire du fric, avec des joueurs qui, visiblement, ne veulent pas payer le prix exorbitant de 70 euros pour un jeu (sans arrière pensée, là)? En leur proposant du contenu “additionnel” à acheter. Bien.

Le souci, et vous le voyez tout de suite, c’est que la question que ceux qui ont payer le prix fort pour bénéficier du jeu à sa sortie se posent, c’est : Oui, ok, moi je paye plein pot pour un jeu castré, et dans deux mois, pour le même prix, un joueur lambda pourra acheter au même prix le jeu au final complet.

Sauf que dans la logique, celui qui achète moins cher son jeu en occase n’est pas preneur des DLC, et qu’il a lui aussi le sentiment d’acheter un jeu castré. Bref, les joueurs, dans leur ensemble, ou du moins dans leur grande majorité, sentent bien qu’on les prend pour des vaches à lait. Et ds cons, aussi, un peu.

Travaillons par analogie : Exemple 1, la 3D et Avatar. On vous vends un film déjà pratiquement parfait en soi. mais en plus, on vous propose un gros supplément pour voir le film avec un  techno certes intéressante, mais qui n’apporte rien au film. On vend des systèmes de projection qu’il faudra bien amortir. Tout benef parce que les majors limitent le risque de screeners. Bon, apport bénéfique, ceci dit, puisque la techno n’apporte rien de plus ni de moins au film en lui même. c’est l’exemple à suivre.

Exemple 2 : exagérons un peu. j’achète une voiture avec des roues carrées, au prix d’une voiture avec des roues rondes. Et si je suis pas content, on me fait savoir que pour améliorer mon confort, mon expérience, mon style, je peux me rabattre sur le petit  DLC (qui coûte tout de même 1/7 du prix de la voiture) et ajouter ainsi à mon carrosse des roues rondes. L’avantage, c’est que ça marche avec les voitures d’occasion ! je vends donc volontairement un produit incomplet ou lacunaire, afin de booster les ventes additionnelles de contenus supplémentaires. Exemple à ne pas suivre.

A votre avis, en regard du contexte économique actuel (banques, achat-acquisition-revente, cynisme des grands patrons…), de quel coté va retomber la pièce ? Du bon ou du mauvais coté ?

Alors, évidemment, on pourra dire que le DLC est une aubaine pour bénéficier d’extensions pour un jeu, une expérience supplémentaire, mais aussi, comme le dit l’article, cela permet de profiter d’un jeu fini qui n’aurait pas pu l’être dans les délais impartis par la pression de la mise sur le marché… revoilà le mauvais argument. Imaginez une minute que Toyota par exemple vende un produit défectueux (c’est un exemple, hein…). Au lieu de rappeler le modèle en question, il vous propose donc d’acheter la mise à niveau… ha oui, c’est tentant comme système…

Une chose est sure pour moi. Je n’achèterai jamais le moindre DLC. Je suis contre cette pratique de maquillage abusive, qui permet de déguiser un retard de production, une erreur de conception ou une arnaque volontaire en extension. Et si les jeux neufs qui sortent sont bâclés ou sujet à caution par l’ajout programmé de DLC, je les achèterai en occasion. Et si le principe du DLC se généralise et qu’un jeu ne s’achète plus dans l’avenir qu’à la découpe, ma foi, je ferai plus de guitare et moins de jeu. Le monde du jeu est devenue une industrie capricieuse et arrogante, bien loin des vues et rêves de ses fondateurs.

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