Archive pour 28.11.2010

loose man once again.

Cette série de loose, il faut que je vous en fasse profiter. C’est un peu mon bâton de maréchal, mon master, mon oscar de la loose, un aboutissement, une finalité que chacun espère un jour approcher sans toutefois pouvoir rejoindre :

Vendredi, le Kremlin-Bicêtre (déjà…), bon, dernière après-midi de formation NOVA, déjà un peu la tête en week-end, l’idée de me reposer au coin de ma cheminée avec un single malt de 12 ans dans la main…Quand soudain, des bourrasques de neige collante…Ouups, Angoisse. Bref, je termine la formation avec une vieille appréhension en arrière-plan. 17 h00, le taxi m’emmène pour Orly (10 mns en temps normal), mais avec le trafic du départ en week-end et la neige, qui s’abat en tornade, je mets 45 minutes pour rallier l’aéroport. C’est la première fois que je vois la neige tomber, avec les éclairs et l’orage en même temps… étrange.

Comme je prends la navette, je choisis d’anticiper mon vol, et je choisis celui de 18h20, au lieu de celui de 19h30. Je passe le poste de sécurité avec brio et je m’installe dans la zone d’embarquement. La neige vient de s’arrêter de tomber, je suis relax. Quand tout à coup, le tableau des vols s’emballe et annonce une bonne dizaine de vols retardés…oooopps…

Ok, un avion d’une quelconque compagnie low-cost espagnole vient de se sortir de la piste à l’atterrissage, la piste est bloquée. Et comme à Orly, il n’y a que deux pistes…10 mns plus tard, les hôtesse d’Air France nous annonce que l’aéroport est fermé et que tous les vols sont annulés…Haaaaaa, mais c’est pas possible. Bref, le comptoir d’Air France est pris d’assaut par mille personnes. On nous demande de bien vouloir quitter la zone d’embarquement et de nous rendre aux comptoirs dans la zone de check-in pour nous renseigner.

OK. Une heure d’attente au comptoir, pour m’entendre dire que non, mon vol n’est pas annulé, qu’il est repoussé à 21h45 et que je dois attendre dans la zone d’embarquement. Ok madame. Re-check (avec retirage de pompes, ressortage du PC, remontrage de la brosse à dent et tout le bordel). Ceci dit, comme la zone d’embarquement est pleine, on me fais attendre 45 mns à nouveau entre les portes séparant le boarding  du check-in…. Une fois parvenu (à nouveau) dans la zone d’embarquement, je me rends à un comptoir et demande que l’on me confirme l’heure de mon vol. Mais monsieur, votre vol est annulé, et il n’y en aura pas de remplacement….HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA. Je vous passe les mots doux échangées avec la jeune personne.

Cela aurait pu s’arrêter là. Hôtel, retour à Orly le lendemain et voilà. mais non, je voulais rentrer chez moi. Donc, je me précipite vers les loueurs de voiture et prends la dernière charrette disponible chez Sixt. Allez, va pour une 308, un GPS et roule pour 700 kms. Au moment où je commence à rouler, le GPS commence à m’invectiver en …. allemand…haa, le bordel, intégral. Bref, tout à la conduite sur une chaussée enneigée, et en tachant de déchiffrer ce que me dit le GPS, je finis par me paumer complètement. Et la bagnole qui se remplit de buée, je n’y vois plus rien. Obligé de stopper pour tenter de trouver le menu de langage, désembuer la poubelle, se calmer.

Ceci aurait pu s’arrêter là, mais que nenni. Je finis par reprendre la route et trouver l’A20, la neige tombe doucement, ça va. Mais à Orléans, la neige commence à tomber méchamment et se transforme en tempête à Limoges. On commence à ne plus voir la chaussée, ça glisse beaucoup et l’allure descend jusqu’à 40 km/h. Du coté de Cahors, un van s’est mis en travers dans une côte et m’oblige à m’arrêter. Une fois dégagé, je tente de repartir, mais ça patine, ca part en travers… Au bout de 15 mns d’efforts, de jurons et de roues qui glissent, je parviens à relancer la bagnole, tout ceci pour me retrouver tout seul, sous le déluge de flocons, la route illisible, le compteur bloqué à 45 km/h. Pas une déneigeuse, pas un gramme de sel par terre….beau bordel la France.

Je suis arrivé finalement à la maison vers 8 heures de matin, la neige sur mon sillage. 11 heures de route sous un blizzard de neige, vanné, littéralement vidé par la concentration requise.

Si ça c’est pas de la maffre atomique, je ne m’y connais pas. Surtout lorsque l’on sait que mon vol initial (19h30) lui, il est bien parti.

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