Archive de la catégorie Lecture

numérique

Cette semaine sortaient sur le marché les premiers vrais livres numériques grand public. Avec les commentaires qui vont avec. Les plus véhéments y allaient de leur couplet plan-plan : “oui, moi, j’adore les vrais livres, pour le contact, l’odeur, les pages….”. Bon. Moi, je lis tous les soirs, au moins trois pages. Petite gymnastique qui me permet de dormir serein. j’ai donc un vrai rapport avec les livres. Et je me pose la question: Depuis combien de temps n’ai-je pas ouvert un dico ? Non pas que je ne sois plus intéressé par le sens des mots, mais tout simplement parce qu’Internet à remplacé mon dico. Fini les volumes de 15 kgs, bonjour la recherche en ligne. N’en déplaise aux grincheux bobo-rétrogrades, et sans vouloir me faire plus techno-radical que je ne le suis, je trouve que les livres numériques sont tout simplement géniaux. Si je peux virer tout mes vieux bouquins qui occupent un pan entier de mur chez moi, je ne vais pas me plaindre. Si je peux partir en vacances à l’étranger et pouvoir embarquer la totale de Crichton, en langue de Molière, je dis bravo.

Ceux qui se plaignent aujourd’hui de l’E-book sont les enfants de ceux qui se plaignaient il y a 20 ans du remplacement des casettes par les CDs, eux mêmes les enfants de ceux qui pestaient du remplacements des vinyles par les cassettes…

On jette aujourd’hui la pierre au modernisme forcené, alors que Gutenberg était un apôtre du progrès. Il est de bon ton, en France, de cultiver sa petite différence culturelle, au mépris de la réalité des faits, de l’évidence économique et de l’inéluctabilité de l’évolution. Ce petit coté béret/calandos/pinard que l’on traine comme un boulet hors de nos frontières. Et puis, ce débat nous ramène à celui sur la télé, du rock et de l’ordinateur…Ils ont pourtant gagné….

Je vous laisse tout de même cette petite adresse, qui vous montrera que les plus gros lecteurs sont aussi ceux qui se servent le plus assidûment des outils modernes (oui, bon, aussi à cause de leur statut social…). Etonnant, non?

PS: Je vous aurait bien mis un lien vers le reportage des infos de France2, traitant de la sortie du Kindle d’Amazon, et sur l’avis démoralisant de mes compatriotes, mais les pages d’infos sont toutes vérolées par une page de pub obligatoire avant chaque sujet. Sont pas fous, ceux-là. C’est à se demander si, en France aujourd’hui, on accepte pas plus vite la publicité que le progrès…Où est le choix, dans tout ça?

Herbert

Punaise, 4 POCs sur les bras, j’ai un peu de mal à avoir le temps de blogger, en ce moment… Bon, juste pour vous donnez mon sentiment  sur la préquelle à Dune (de Franck Herbert), Le Jihad Butlérien.

On admettra d’emblée que Brian Herbert (fils de), n’est pas son père, notamment, au niveau du talent d’écrivain. Il faut dire que d’avoir un père pareil, ça doit un peu générer des complexes. Je vais donc passer sur la nette baisse au niveau de la langue pure pour m’attacher à l’intrigue, l’histoire de ce fabuleux combat contre les machines pensantes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que les fans du cycle de Dune sont les mêmes que les fans de Star Wars, par exemple (oui, vraiment les mêmes, au sens identité du mot). Moi, j’avais une image très marquée, mais relativement indéfinie du Jihad Butlérien qui remontait à ma première lecture du cycle de Dune. Un peu comme dans Star Wars 4, lorsque Ben en Luke évoque la Guerre Noire (qui va devenir la Guerre des Clones). Bon. Et là, paf, Brian Herbert nous soumet une version, qui, pour ma part, ne correspond absolument pas à ce que je me représentais. Du coup, j’ai pas adhéré. Du coup, j’ai subi l’œuvre. Du coup, j’ai pas eu du vrai plaisir à lire ces trois bouquins.

Certaines ficelles sont risibles (Un Atréide-transformer qui se prend pour le roi des golgoths et qui s’appelle Agamemnon… Pfouuu, j’aurais vu mieux pour justifier le fait que la lignée des Atréides remonte à Agamemnon), certaines très bien trouvées (La bataille du Pont des Hrehtgirs, est vraiment une très bonne trouvaille). Le bannissement du champ de bataille des Harkonnens est très bien, aussi.

Mais, on passe à coté de tellement de choses qui aurait pu être démentielles, comme le fabuleux Seurat ou encore Chirox, des machines alliées aux humains, ou presque. Et on passe à coté pour de mauvaises raisons: les répétitions. En effet, au début de chaque chapitre, l’auteur nous inflige un petit rappel de ce qui s’est passé dans les chapitres précédents…C’EST LOURD! Et puis, fini les intrigues dans les intrigues qui cachent des intrigues,, tout est direct, sans fond et relativement insipide.

La fin est bâclée au profit de l’action, alors qu’il y avait des tas de choses à dire sur la constitution de la CHOM, de la Guilde spatiale ou encore de la Missionaria Protectiva. Je dirai même que ça sent un peu la fatigue ou la deadline.

Des personnages sont tirés du chapeau, mais n’apportent que peu ou  pas grand chose à l’ensemble de l’œuvre Pourquoi avoir choisit Ishmael, ce gros looser, plutôt que d’avoir monté en épingle l’épique Selim?). En fait, cela manque de finesse, d’étude et de sérieux, sans jamais parvenir à vraiment revendiquer la parenté avec le cycle de Dune du père. D’ailleurs, lorsque Franck Herbert parlait de la guerre des machines, il ne parlait pas de robots au sens littéral, mais de “machines à l’esprit de l’homme semblables”. le raccourci est un peu grossier, je trouve.

Il est évidemment peu aisé de convertir des paraboles imagées en concepts à écrire. Brian Herbert s’est fracassé sur l’œuvre de son père.

PS: En me relisant, je me rends compte que ce post est complètement obscur pour tout ceux qui ne connaissent pas Dune. Je leur dis ceci: Pardon, mais vous devriez lire Dune.

Pandore

Bon, je viens de finir  le quatrième et dernier volet de la saga “L’étoile de Pandore” de Peter F. Hamilton. Pour ceux qui connaissent, on se retrouve en terrain conquis avec les poncifs de l’auteur (le commonwealth intersolaire, l’unisphère, etc.). On est donc pas dépaysé et même un peu chagrin, puisque l’on à la forte impression de relire ici ce que l’on a déjà lu ailleurs.

Par contre cette quadrilogie à l’avantage d’être relativement bien rythmée, par rapport à l’horreur de la série en 6 volumes que peut être l’Aube de la nuit (très très long avec de très très longues longueurs). Les puristes me feront remarquer qu’en fait, il s’agit à la base d’un seul bouquin. Je sais. Il est seulement paru en France en 6 volumes.

Donc, c’est mieux au niveau du rythme. Au niveau de l’histoire, c’est énorme, avec non pas un méchant, mais plusieurs qui se tournent autours jusqu’à la fin. Superbement ficelé. Donc, je conseille fortement cet ensemble à tout ceux qui ne connaissent pas encore Hamilton. Je leur recommande même Dragon Déchu, qui, à mon sens est le meilleur roman de l’auteur et dispose de l’avantage conséquent de tenir en un seul volume.

Le reproche, c’est que technologiquement, on n’avance pas. En terme de pur anticipation, mister Hamilton à lu un livre de science-fiction, a pompé le contenu techno et nous le ressort tout pareil à chaque voyage (les trou de ver, les combinaisons de combat reforcées, les armes à particules, les missiles cinétiques). Cela devient lassant à la longue. Il va falloir sérieusement songer à se renouveler, la prochaine fois…

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