Mon taf et moi (still under construction)
Plusieurs choses me passionnent, mais s’il en est une qui doit compter, c’est bien la 3D.
J’ai découvert sur le tard qu’on pouvait très bien être infographiste 3D sans savoir comment dériver une intégrale complexe, grâce à des logiciels tel que 3d studio (à l’époque). Comme je me débrouillais plutôt pas mal en 2D et en pré-presse (beurk, Quark Xpress….), je me suis lancé (après une courte et assez inutile formation sur 3d studio Max 2). J’ai été pré-sélectionné chez Cryo (éditeur de jeu français), mais je n’ai pas donné suite (c’était loin et je n’avais pas le niveau pour ce genre de société, je pense) et ai vite trouvé une petite place dans une société toulousaine I3m (1999). J’ai eu de la chance de pouvoir m’insérer dans un filon assez en pointe à ce moment là, où l’on recherchait beaucoup de profils non pas seulement sur le niveau d’étude, mais surtout sur Press-book.
J’ai rapidement appris comment faire de l’image en terme de production, en terme artistique et en terme de gestion de projet dans cette super équipe de prod. Nous avons réalisé à l’époque beaucoup d’images pour l’avionneur Airbus et notamment celles qui présentaient l’A3XX, maintenant connu sous le nom de A380. J’ai eu la charge de gérer (en catastrophe) aussi les projets pour le Mockup Center, le service qui valide l’habillage intérieur des avions livrés aux companies aériennes, avec beaucoup d’images d’intérieurs. J’ai aussi pas mal fais évolué mes connaissances en vidéo, montage, cut et en 2D (calibrage, mais aussi retouches).J’ai également accédé à la tâche délicate de délégué du personnel (et là, j’ai beaucoup appris sur la nature humaine et le rapport de l’humanité face au travail, dans toute sa diversité, ses contrastes et ses excès). Assez vite, cependant, le travail est devenu plus administratif et j’avais de moins en moins de prises sur ce qui était produit et j’ai donc décidé de changer un peu d’optique et de société.Je voulais depuis longtemps me pencher sur la 3D temps réel, secteur assez proche d’une autre de mes passions, le jeu vidéo.
Le tour des sociétés qui officiaient dans ce type d’activités sur la région toulousaine n’étaient pas nombreuses et je me suis donc tourné vers Oktal. Cette entreprise respectable fournie pour des grands comptes des simulateurs en tout genre. Je suis arrivé dans cette structure au moment où ses dirigeants souhaitaient élargir leur palettes de prestations, avec du pré-calculé, par exemple. Moi qui voulais changer de secteur, je me suis retrouvé à faire du film d’entreprise autours du projet du viaduc de Millau (Eiffage).J’ai aussi pu voir le mode opératoire d’une société ancrée sur une technologie et de pouvoir en analyser les forces et les faiblesses. Le choix technologique par exemple, centré sur un moteur, un modeleur et des outils maison. C’est assez formateur de créer de la 3D en assemblant des fichiers sous VI, station Silicon Graphics sous UNIX oblige…
Dans le même temps, j’ai eu la chance de rencontrer le très talentueux David Catuhe, avec qui nous participions à des Demos party. Il avait un super moteur 3D temps-réel sous DirectX et nous l’utilisions en conjonction avec 3d studio max 4 ou 5. Après mon expérience chez Oktal, je me suis dit qu’il y avait là un potentiel et nous avons monté, grâce à la bonne volonté de la société Bewise qui nous à pris sous son aile, la petite SARL VERTICE.
De là, nous avons rencontré pleins de gens, croisé des centaines d’opinions, planché sur des tas de concepts, débuggué des milliers de fonctions, beaucoup réfléchi, pas mal rigolé et parfois franchement douté. Maintenant, Vertice, même si elle reste une petite structure, est assez bien ancrée. Nous bénéficions d’une bonne image et d’un crédit positif auprès de nos clients, de nos prospects et de nos concurrents, je pense. L’équipe s’est étoffée et les produits à venir sont des tueries. Tout va pour le mieux, donc.